Ministère de la Vérité

M. Maudet à contre-courant?

Par 20 août 2018 Pas de commentaire

Depuis le 1er juin 2018, le conseiller d’Etat genevois Pierre Maudet s’occupe du dossier de la Genève internationale. Pour mémoire, il est aussi le Ministre de Tutelle de notre aéroport urbain.

Interview dans Le Temps
Au cours d’un entretien paru dans Le Temps le 9 juillet 2018, M. Maudet disait que Genève doit se soucier du développement qualitatif de son «écosystème».

Les ambitions
Selon le conseiller d’Etat, en tant que centre opérationnel des objectifs de développement durable (ODD) de l’ONU, si Genève veut être crédible en la matière, il doit investir fortement dans la coopération et le développement. Afin de concrétiser les ODD, Genève a alloué quelque 20 millions de francs à ce secteur. D’ailleurs, «en tant que propriétaire de l’aéroport, l’Etat compte aussi réduire les émissions de CO2 et les nuisances sonores. Notre ambition est d’accueillir des conférences très importantes sur le climat. Nous devons, par conséquent, commencer par balayer devant notre porte.»

Qui balaie quoi?
Des ambitions louables. Et en contradiction directe avec les politiques cantonales et fédérales:

• La Confédération se vante de respecter les trois principes du «développement durable», à savoir, les volets social, environnemental et économique, tout en balayant les deux premiers et ordonnant aux aéroports de se développer en fonction de la demande économique;
• La Confédération balaie spécifiquement le volet environnemental, en faisant valoir dans la fiche PSIA de Genève qu’une pollution de l’air excessive doit être tolérée dans le périmètre de l’aéroport et des zones voisines;
• Le Plan climat cantonal 2015 balaie également le volet environnemental, en accordant un traitement spécial à l’aéroport en ce qui concerne la maîtrise des émissions de gaz à effet de serre: il est permis à notre aéroport urbain de stabiliser ses émissions au niveau 2014, discriminant ainsi les autres secteurs de l’économie, qui sont obligés de réduire leurs émissions de 40 % par rapport au niveau 1990.

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